• Beink

Quand texte et image s’entre-mêlent


Lettre "A" par Macrovector

Dès lors que l’on souhaite intégrer du texte dans une image ou bien des images dans un texte, se pose la question de la manière d’agencer l’un par rapport à l’autre. Le texte peut être séparé de l’image, la compléter (titre, sous-titre, légende), s’accorder ou contraster avec, s’y intégrer ou même devenir complètement indissociable de l’image (texte dessiné).




Figure 4 de l'article scientifique auquel j'ai contribué pendant ma thèse.

Dans un article scientifique, texte et image sont en général redondants l’un avec l’autre : le texte doit pouvoir être compris sans l’image et l’image ne doit contenir aucun élément nouveau par rapport au texte et doivent être entièrement et complètement décortiquées dans le texte. D’ailleurs une figure dans un article scientifique ne peut être sans un titre et une légende, ainsi qu’un numéro de figure. Elle est donc loin de se suffire à elle-même, et sert majoritairement à apporter des preuves de ce qui est avancé dans le texte. L’article scientifique est donc un format peu friand du proverbe « un bon croquis vaut mieux qu’un long discours », puisque la figure est plutôt l’illustration du texte.


Pourtant, qui ici n’a pas déjà rêvé de remplacer par magie l’introduction d’un article scientifique par un dessin ou un ensemble de schémas explicatifs ? Voir pourquoi pas sous forme d’une planche de BD…


Prenons comme exemple le premier paragraphe de l’introduction de l’article scientifique The Polo kinase Cdc5 is regulated at multiple levels in the adaptation response to telomere dysfunction, sur lequel j’ai contribué au cours de ma thèse. Et imaginons-le en dessin. Savoir décrypter un dessin est une compétence qui s’apprend, au même titre que la lecture de texte, car l’image a elle aussi ses codes et ses règles de lecture. Un bon exercice pour savoir votre habilité à lire une image, est de prendre le résumé graphique fait ici par Beink et de « le lire à voix haute » c’est-à-dire de raconter une histoire logique à partir de ce que vous voyez. Certains codes sont généraux (la flèche à bout plat par exemple schématise une inhibition).



Alors, à quelle histoire êtes-vous parvenu ? Correspond-t-elle au texte, dans les grandes lignes ?


Texte et image sont donc deux langages différents, deux moyens de s’exprimer qui peuvent chacun convenir ou non à telle personne ou à tel sujet d’étude. Se servir des deux peut donc être le moyen de dire la même chose de deux manières différentes, comme c’est le cas dans un article scientifique par exemple. Les articles scientifiques sont très codifiés, à la fois dans leur rédaction mais aussi dans leur organisation visuelle. Par exemple, une illustration doit apporter une idée et une seule. On est donc loin des grands schémas bilans. Pourtant ceux-ci sont les plus à même de faire comprendre la globalité d’une réflexion en intégrant chaque idée dans un contexte global. Mais je tiens à préciser que ce n’est pas parce qu’on en voit peu dans les articles scientifiques que les choses ne peuvent pas être amenées à changer !


Grille de mise en page. Crédit : inconnu.

La manière d’agencer texte et image est une discipline connue sous le nom de mise en page. Mettre en page est le fait de disposer graphiquement un contenu dans un espace donné, qui peut être par exemple une page en papier, une page web, etc. Sans mise en page, les contenus seraient simplement placés dans l’ordre dans lesquels on les a collectés. C’est grâce à une bonne maîtrise de la mise en page que nous parvenons à rendre un contenu harmonieux, agréable à lire, et par-dessus tout : compréhensible. La mise en page ne se réfléchi pas sans prêter attention au parcours de lecture, ni même sans réfléchir à un minimum de cohérence dans la charte graphique.


Ci-dessous sont présentées quelques règles simples vous permettant d’avoir des bases efficaces dans l’art de la mise en page.


Donner une cohérence graphique à son document, simplement et efficacement !