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Barioler avec harmonie

Dernière mise à jour : 15 juin 2021

Un peu de physique et de Biologie :

Les 3 caractéristiques de la couleur


La luminosité

(brightness ou value en anglais).

Si nous voyons un objet, c'est grâce à la lumière qui part de cet objet et arrive à notre oeil. Sans lumière, nous ne voyons rien. Cette lumière peut être émise par l'objet lui-même (c'est le cas du filamment d'une ampoule, du soleil et des étoiles par exemple), ou alors réfléchie (la lune par exemple n'est visible que parce qu'elle est éclairée par le soleil, et la plupart des objets qui entourent notre quotidien n'émettent pas non plus de lumière, mais nous les voyons grâce à la lumière qu'ils réfléchissent).


Une couleur claire a une luminosité plus grande qu'une couleur foncée. La luminosité d'une couleur correspond donc à la quantité de lumière blanche réfléchie par cette couleur. Si toute la lumière blanche est réfléchie, l'objet sera blanc, alors qu'au contraire s'il ne reflète aucune lumière, il sera noir. La difficulté dans l'appréciation de la luminosité d'une couleur est de parvenir à faire abstraction de sa saturation et de sa teinte. Biologiquement, au sein de notre oeil, les cellules qui sont spécialisées dans la perception de la luminosité s'appellent les bâtonnets.



La teinte

(hue en anglais).

La teinte est régit par la longueur d'onde dominante de la lumière reçue par notre oeil (donc émise ou reflétée par un objet que nous voyons). Cette longueur d'onde fait partie du spectre visible (sinon, nous ne verrions tout simplement pas l'objet en question!).

C'est la teinte qui nous permet de distinguer un bleu d'un rose ou d'un vert. Dans notre oeil, ce sont les cellules appelées cônes qui traitent cette donnée. Les cônes de l'oeil humain sont plus sensibles aux longueurs d'onde comprises entre le vert et le jaunes qu'à celle situées à l'extrémité du spectre visible. Ainsi, l'oeil humain discerne assez mal des variations de teinte entre le bleu et le violet par exemple.

On appelle teinte pure une teinte qui ne correspond qu'à une seule longueur d'onde. Sur le cercle chromatique, on retrouve ces teintes à l'extrémité du cercle. On parle alors de couleurs saturées.


La saturation

(chroma ou saturation en anglais).

Une couleur saturée est appelée monochromatique, du fait qu'elle ne soit constituée que d'une seule longueur d'onde. La saturation exprime donc la pureté d'une couleur. Moins la couleur est saturée, plus on s'éloigne de la périphérie du cercle chromatique. Pour réduire la saturation d'une couleur, il suffit d'y ajouter du blanc. Là encore, ce sont aussi les cônes qui permettent d'apprécier des différences de saturation.


Luminosité, teinte, saturation : le résumé en dessin


Les différentes catégories de couleurs


Les synthèses additives et soustractives

Il existe deux façons de synthétiser la couleur. L'une s'applique aux couleurs résultant de l'émission d'une lumière (synthèse additive), l'autre s'applique à celles résultant de lumière réfléchie (synthèse soustractive).

La synthèse additive : Imaginons-nous dans une pièce de théâtre, non éclairée. Le spectacle commence: les spots de lumières s'allument, chacun ajoutant une couleur (longueur d'onde) différente. En éclairant un même point de la scène avec tout ces spots, plus le régisseur en allume, plus le point éclairé sur la scène sera blanc. Lumière = Additive.

La synthèse soustractive : Imaginons-nous à présent sur le point d'imprimer un poster sur du papier. Cette fois-ci, le fond n'est pas noir comme au théatre, mais blanc. Chaque couleur ajouter va enlever du blanc sur ce papier, et moins il y aura de blanc, plus la luminosité de la couleur sera faible. En ajoutant toutes les couleurs sur le même point, on parvient à faire complètement disparaitre le blanc, et la couleur obtenue n'est autre que du noir. Peinture = Soustractive.


Alors, d'après-vous, les couleurs de votre ordinateur répondent-elles à la synthèse additive ou soustractive ? (réponse ci-après!)


Les couleurs primaires